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Liste de câbles

C’est la feuille qu’on a dans la main pendant le tirage : un repère par câble, d’où il part, où il arrive, ce qu’il transporte et combien il fait de long. Tout le reste du montage en dépend.

Ce qu’elle doit contenir, et rien de plus

Six colonnes suffisent : le repère écrit aux deux bouts du câble, l’appareil et l’embase de départ, l’appareil et l’embase d’arrivée, le type de signal, le connecteur et la longueur. Une liste qui porte moins que ça oblige à revenir au schéma pendant le tirage ; une liste qui en porte plus ne se lit plus à genoux sous une scène, une lampe frontale à la main.

Le connecteur et le signal sont deux colonnes, pas une. Un RJ45 peut porter du Dante, de l’Art-Net ou du contrôle : savoir qu’il faut un RJ45 ne dit pas ce qui circule dedans, et c’est cette confusion qui fait brancher un nœud DMX sur un switch audio.

Le repère est la seule chose qui survit au montage

Un câble qui n’a pas de repère n’existe pas au démontage : il finit dans le mauvais bac, et il manque au montage suivant. Le repère doit être unique sur le montage, stable d’une révision à l’autre, et court — on l’écrit au marqueur sur du gaffer, pas sur une étiquette de bureau. Un repère qui change parce qu’on a ajouté un appareil est un repère qui ment sur le câble déjà marqué.

Pourquoi une liste tapée à la main est fausse en quelques heures

Le schéma bouge : un retour en plus, une console qui change de modèle, un boîtier de scène déplacé côté cour. Chaque modification devrait se répercuter dans le tableur — et ne s’y répercute pas, parce que personne n’a le temps de le rouvrir entre deux appels. Le jour du montage, deux documents se contredisent et c’est celui du dessus qui gagne. La seule sortie est de ne pas avoir deux documents : la liste découle du schéma, elle ne le recopie pas.

Ce que Technipatch en tire, à chaque modification

Voici la liste du projet d’exemple, telle qu’elle sort — ce ne sont pas des lignes écrites pour cette page, c’est le même calcul que l’application fait à l’écran et que le PDF imprime. Elle s’exporte en CSV, colonne par colonne, pour la donner à un loueur ou la coller dans un tableur de préparation. Et dans l’autre sens : une liste de matériel déjà tenue au tableur s’importe en CSV, ce qui évite de reposer cinquante appareils à la main pour voir ce que ça donne.

RepèreSourceDestinationSignalConnecteur sourceLongueur
A01Caisse claire · SortieBoîtier de scène · IN 2Micro (analogique)XLR 3 points F10 m
A02Chant lead · SortieBoîtier de scène · IN 1Micro (analogique)XLR 3 points F10 m
A03Console façade · Omni OUT 1Ampli façade · IN 1Ligne (analogique)XLR 3 points F3 m
A04Console façade · Omni OUT 2Ampli façade · IN 2Ligne (analogique)XLR 3 points F3 m
A05DI clavier · SortieBoîtier de scène · IN 3Micro (analogique)XLR 3 points F12 m
A06Ampli façade · Sortie HP 1Façade jardin · Entrée HPLigne HP (puissance)speakON NL415 m

Ce qui se vérifie avant même d’aller chercher le câble

Une liste juste ne suffit pas si la liaison, elle, est impossible. Le moteur refuse la connexion au moment où on la tire, avec sa raison : signal incompatible, connecteur incompatible, deux sorties face à face, embase déjà occupée. C’est un moteur de règles écrit, pas un modèle de langage — la même liaison rend toujours le même verdict, et le refus dit quoi faire.

Le canevas est déjà ouvert

Posez cinq appareils, tirez les câbles entre leurs embases : la liste, la feuille de patch et la liste de matériel se remplissent pendant que vous dessinez. Sans compte, sans carte.

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